Nombreux
sont les couples qui perdent du désir et de l’attirance physique pour leur partenaire. C’est sans doute l’une des premières difficultés sexuelle rencontrée au sein du couple, mais aussi une des
plus délicate à révéler à son partenaire, selon une étude réalisée par l’IFOP pour le compte du laboratoire Lilly, fabricant du célèbre Cialis, principal concurrent de
Viagra. Cette étude concerne 53% des personnes interrogées, face aux difficultés à ressentir du plaisir (39%). Pour ce qui est des problèmes d’érection, 31% sont concernés, 30% pour
l’éjaculation précoce et 20% pour la simulation de l’orgasme.
Sylvain Mimoun, gynécologue-andrologue, précise que la baisse du désir est souvent interprétée comme une baisse d’amour ou sentiments, alors que ce sont pourtant deux choses différentes. Il affirme qu’il est possible d’aimer quelqu’un sans pour autant le désirer. Selon lui, si l’on dit à son partenaire que l’on a pas envie, l’autre entend : « Je n’ai pas envie de toi », c’est de là que vient le problème.
Toujours selon l’étude de l’IFOP, 45%, soit près de la moitié des Français se disent prêts à parler de ce genre de problème rencontré (trouble du désir ou de l’érection). Cependant, côté pratique, peu de gens osent franchir le pas. La plupart de ces couples se disent que ce n’est pas grave, que cela va passer ou que l’âge joue sûrement face à ce problème.
C’est donc pour inciter à la communication au sein du couple que l’Association ADIRS (Association du Développement de l’Information et de la
Recherche sur la Sexualité) a décidé de mettre en place une campagne d’information et de
sensibilisation sur les troubles de la sexualité.
Depuis hier et jusqu’au 31 octobre prochain, un camion sillonne les routes de France et traverse 7 villes,
dont Paris (parc de La Villette) à partir d’aujourd’hui jusqu’au 21 octobre.
Dans ce camion, les Français pourront rencontrer des sexologues, psychologues et
médecins et recevoir des conseils personnalisés, et tout cela gratuitement.
Antoine Lemaire, endocrinologue-sexologue président de l’association ADIRS, explique : « En allant à leur rencontre, nous leur donnons l’occasion de pouvoir parler de leurs
problèmes et de discuter de solutions possibles avec eux ».
Cette démarche peut sans doute s’avérer très bénéfique, surtout pour les hommes souffrant de dysfonctions
érectiles, où, selon les dernières enquêtes, près d’un homme de plus de 40 ans sur trois est affecté.
Marie-Hélène Colson, sexologue à Marseille explique : « Une dysfonction érectile après 40 ans peut être le seul indicateur de pathologies non diagnostiquées pouvant engager
le pronostic vital, par exemple des problèmes cardio-vasculaires, d’où la nécessité de rompre le silence et de consulter sans trop attendre.»
Voici la liste des dates disponibles pour cet évènement :
- Lille 19 octobre
- Paris : 20 et 21 octobre
- Nancy : 22 octobre
- Lyon : 23 et 24 octobre
- Marseille : 27 et 28 octobre
- Toulouse : 29 et 30 octobre
- Nantes : 31 octobre
